NE LE: 08.01.1971
POSTE: Gardien
CLUB: fc Basel
CLUBS PRECEDENTS: Grasshopper (1991-1999), FC Bâle (1999-2000), Byer Leverkusen (2000-2001)
TAILLE: 197 cm
POIDS: 99kg
1ER SELECTION: Suisse-Suède 4-2, le 12 octobre 1994
PALMARES: 2002 vainqueur de la Coupe Suisse, 2002 champion Suisse
PORTRAIT:
Né dans le petit canton de Thurgovie le 8 janvier 1971, Zuberbühler commence à tâter le ballon dans le club de sa ville natale, le FC Frauenfeld. Peu doué pour le beau jeu, il décide de s'orienter vers l'athlétisme et ne foulera plus une pelouse jusqu'à ses 15 ans. Sa carrure ne laisse alors aucun doute quant à son poste de prédilection : les cages. Persuadés que ses chances de faire carrière dans le football sont inexistantes, ses parents insistent pour qu'il termine son apprentissage de plombier, le contraignant à combiner réveil aux aurores et entraînements nocturnes.
Mais le jeu en vaut la chandelle. A 20 ans, Zuberbühler signe chez les Grasshoppers, avec lesquels il remportera deux championnats, fera ses débuts en Ligue des Champions de l'UEFA et, surtout, tissera des liens étroits avec l'entraîneur Christian Gross, qui jouera un rôle déterminant dans sa carrière.
En 2000, lorsque "Zubi" rejoint la Bundesliga et le Bayer Leverkusen à l'âge de 29 ans, tout semble le destiner à la gloire internationale. Mais incapable de se faire une place de titulaire au sein du club allemand, il voit son avenir s'assombrir au licenciement de l'entraîneur qui l'a recruté, Christoph Daum. Il retrouve alors la Suisse, où il évolue au sein d'un FC Aarau en difficulté.
Victime d'une fracture de la jambe peu après son retour dans le pays alpin, Zuberbühler est condamné par nombre d'observateurs. C'est alors que Gross, devenu entraîneur du FC Bâle, vient au secours de son ancien gardien en lui offrant une place dans son groupe et une nouvelle expérience en Ligue des Champions de l'UEFA.
Zuberbühler se montre à la hauteur de la confiance du technicien et brille avec Bâle, qui obtient une qualification surprise en phase de groupes de la compétition continentale, éliminant en chemin le Celtic, Liverpool et le Spartak Moscou. Ce n'est toutefois pas avant 2004 et le départ à la retraite de Jorg Stiel après l'EURO portugais que le géant aura sa chance au sein de l'équipe helvétique, dix ans après sa première sélection. Une fois encore, il se montre à la hauteur du défi et ne manque pas un match de la fructueuse campagne qualificative de la Suisse pour Allemagne 2006 face à des adversaires de l'acabit de la France, d'Israël, de la République d'Irlande et de la Turquie, en barrage.
Etant donné son parcours tortueux, son ascension au sein de la sélection pouvait difficilement s'effectuer sans remous. Des erreurs criantes lors de la réception d'Israël et du déplacement à Chypre en compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006 jettent le doute sur les compétences de l'international, aux prises avec le journal à sensation le plus populaire du pays, Blick.
Ses meilleures performances face à la France, l'Irlande et la Turquie contribueront toutefois à désamorcer la crise. En l'absence de remplaçant expérimenté pour lui faire concurrence, Zuberbühler conserve en tout état de cause sa place dans le onze de départ de Köbi Kuhn.
L'ascension lente et laborieuse de "Zubi" jusqu'au sommet du football helvétique explique sans doute en partie les débats que suscite sa titularisation au sein de l'opinion publique. Ses détracteurs sont toutefois forcés de reconnaître qu'il a souvent produit ses meilleures performances contre les plus grandes équipes.
D'ailleurs, s'il renouvelle les prestations époustouflantes qu'il a réalisées en compétition préliminaire pour Allemagne 2006 lors du nul et vierge décroché en France, en mars 2005, Zuberbühler peut jouer un rôle décisif au sein de la sélection suisse à l'heure d'affronter les grands de la planète.
Ce que pense Michel Pont de lui:
"Le numéro un Suisse. Une grosse personnalité, une grosse somme d'expérience. Les polémiques à son encontre, il les prend bien, il a appris à ne pas réagir. Elles glissent sur lui comme sur les plumes d'un canard. Ce n'est pas à 35 ans qu'on va lui faire la lecon."